Billet d’humeur
Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de colère et de tristesse que je prends la parole.
Colère, parce que notre commune subit encore des dégradations importantes gratuites. Tristesse, parce que ce qui est détruit en quelques minutes demande parfois des semaines, des mois, et beaucoup d’argent public pour être réparé.
Nos espaces publics sont faits pour se promener, se reposer, profiter du soleil, prendre l’air, faire jouer les enfants, permettre aux adolescents de se retrouver, aux familles de partager des moments simples. Ils appartiennent à toutes et à tous. Ils sont notre bien commun.
Mais ce week–end, un nouveau cap a été franchi.
Des individus ont délibérément cassé, sali, souillé, renversé des poubelles au pré-manche, détérioré des bornes et des lampadaires, cassé des barrières de protection avant de les jeter dans le Morin, abîmé les panneaux de la vallée des peintres, et dégradé les grillages du city-stade, empêchant ainsi les enfants et les adolescents d’en profiter normalement.
Ces barrières ne sont pas décoratives. Elles protègent. Elles sécurisent. Elles évitent des accidents, notamment pour les enfants.
Je veux le dire très clairement, nous ne laisserons pas faire.
Les images de vidéoprotection seront exploitées et transmises aux forces de l’ordre. Des plaintes seront déposées systématiquement. Il en sera de même pour les dépôts sauvages retrouvés dans nos chemins, lorsque des éléments permettent d’identifier les auteurs.
On peut toujours tout réparer, bien sûr. Mais à quel prix ? Et surtout, pourquoi faudrait-il sans cesse réparer ce qui a été détruit par bêtise, par mépris ou par plaisir de nuire ?
J’en appelle donc à la responsabilité de chacun.
Crécy-la-Chapelle est une belle commune. Nous travaillons chaque jour à l’entretenir, à l’améliorer, à la rendre agréable pour tous. Mais une ville ne peut pas être respectée si une minorité décide, régulièrement, de salir ou de casser ce que les autres construisent.
À ceux qui détruisent, je veux dire ceci : ce que vous cassez n’appartient pas à “la mairie ou l’état”. Cela appartient aux habitants. Cela appartient aux enfants, aux familles, aux promeneurs, aux associations, aux anciens, à tous ceux qui aiment cette ville.
Et nous continuerons à défendre ce bien commun, avec fermeté.
Christine Autenzio
Maire de Crécy-la-Chapelle











