La Collégiale

La collégiale Notre-Dame de l’Assomption est un joyau gothique de la Brie bâtie entre 1202 et environ 1250. La voûte du chœur a la particularité d’être portée par 12 ogives.

Les seigneurs des lieux contribuèrent à sa construction : Prioul et Etienne de La Chapelle, qui donnent des terrains, Gaucher et Hugues  et Dreux de Châtillon, de Crécy, Jean et Simon de Voulangis, et probablement Blanche de Navarre, régente pour ses fils.

1421 – la guerre de cent ans – les anglais la brulèrent et la restaurèrent

16 mai 1429 : Jean de Briou évêque de Meaux la consacra,  après des réparations.

28 octobre 1684 Bossuet vint y prêcher pour la confirmation

1785 : Louis Edme Joseph de Lespinasse de Langeac, dernier prieur de Saint Martin, fit faire des réparations importantes.

A la Révolution : aux heures habituelles des offices la cloche sonnait, on chantait la messe et les vêpres tous les dimanches et les jours de fêtes liturgiques. En effet, malgré la suppression officielle du culte, un simple fidèle Jean Rieux prit l’initiative des réunions cultuelles et remplit en partie la fonction de curé, tandis que les chantres se tenaient au lutrin. A sa mort, Jean Saqualais de Mongrolle le remplaça. Quand le chantre était trop novice, le maire, Bourcier du hameau de Férolles, revêtu de son écharpe lui indiquait les pages.

1826 réparer les ouvertures, 1849/58 contreforts et arcs-boutants, toitures ….

1846 : classement sur la liste des Monuments historiques

1861 : construction de la sacristie

1868 : don du maitre autel par la famille de Moustier  ainsi que des vitraux

Au XXe siècle, de nombreux travaux intérieurs et extérieurs sont entrepris pour conserver le monument. En 1980/81, le sol est rabaissé*, des pompes électriques sont installées pour évacuer l’eau qui envahit régulièrement la Collégiale.

Fermé en 1994 par sécurité, l’édifice réouvrira en 2005 après de lourds travaux d’asséchement, drainage et et de restauration.

*Les inondations : Au XVIème siècle  la reconstruction du château dévia cours du ru de Vaudessart, et rétrécit son lit, si bien qu’au moment des pluies, l’écoulement devint insuffisant. Le grand Morin s’étalait dans les marais qui le bordait alors. Pour éviter l’inondation de la Collégiale, le dallage fut rehaussé à plusieurs reprises (1641, 1676, 1730).

 

A l’intérieur : 

Pierres tombales : Jean Goujon : conseiller du Roi, décédé en 1618 –simon Deshuiliers chanoine de la collégiale décédé en 1525,

 Pierre Bureau et Anne de Pradine son épouse, seigneur de la motte Montaudier.

Objets d’Art : – crucifix en  bois peint  – Vierge à l’enfant  – les fonds baptismaux  du  XIVème siècle  , la Trinité du XVème siècle

(Source : l’église de la chapelle sur Crécy  A.Barrault 1961)

© Jacques Piedeloup

Visites guidées

Ces visites, réalisées par des guides assermentés, sont proposées selon un calendrier déterminé, mais elles peuvent être organisées à la demande pour des groupes.

 Durée de la visite : 1h30

  • Tarif adulte : 5 € 
    Tarif enfants et Carte ballad’pass : 3 €
  •  Tarif groupe : 112 € pour un groupe de 25 personnes

 Renseignements et inscriptions auprès de la Maison du Tourisme du Pays Créçois
1, place du Marché  – 77580 Crécy-la-Chapelle
Tel : 01 64 63 70 19
mail : tourisme@payscrecois.net

 

Dans le bourg, l’église Saint-Georges a été reconstruite à partir de 1779 dans le domaine du château à l’initiative du duc de Penthièvre en gardant la tour ancienne du XIIIème siècle.

 

© Jacques Piedeloup